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  • : Constellations des arts, de la culture et de la littérature au pluriel.
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  • Jean Frantz PHILIPPE
  • Je suis curieux et rebelle de nature. J'aime la vie et tout ce qui émerveille. Le côté caché des choses m'intéresse beaucoup. L'art, la culture et la littérature constituent ma devise.
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"Le plus bel arrangement est un tas d'ordures disposées au hasard."

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Gérard Bouchard

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 21:23

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La polémique Dumas vue des Etats-Unis par JoelDreyfuss [1]

Mercredi 3 mars 2010 5h03
De:
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Réponse d'Evens Supreme à Harry Delva, M. Supreme étant lui-même Haïtien, vivant à Montréal, et ardent défenseur de la négritude dans sa plus belle expression orale et écrite:
 
Salut mon ami,
Combien amer est l'affront et l'outrage qu'ont subis les nôtres à cause de cette peau en dessous de laquelle certains pensent qu'il n'y a que du noir et de l'incompétence! Mais, crois-moi, Dieu nous a créé tous libres et à son image. Il a aussi pris soin de nous rendre responsables non seulement de nos actions mais aussi de ce qu'on décide d'endurer. 
 
Les plus grandes exactions infligées au peuple noir proviennent de l'homme noir lui-même, nos observateurs ne font que nous aider à nous faire prendre conscience de la gravité de notre lâcheté en nous la crachant au visage sans prendre la peine de se cacher! Leur nonchalance et arrogance font partie encore de leur générosité à nous éduquer et peut-être encore nous redomestiquer une fois pour toute! 

" l'animal qui s'aventure instinctivement en ville se fera inévitablement écraser par une voiture".
Gérard Despardieu est un excellent acteur et il incarnera le rôle à merveille, j'en suis sûr. Il ne l'a pas produit " l'autre Dumas" on lui a juste proposé le rôle! Si j'étais acteur et qu'on me proposait de jouer, blanchi, Napoléon, j'accepterais probablement. La motivation de tout bon acteur étant de relever des défis, de rentrer dans de nouvelles peaux aussi noires soient-elles. Ce n'est qu'au peuple et cinéastes noirs de maintenant produire un meilleur " l'autre Dumas" s'ils sont assez évolués et efficaces qu'ils le prétendent!
Mais avant même que les grandes gueules finissent de lire ce courriel, ils se sentiront probablement trop insultés face à leur paresse d'esprit et voudront scandaleusement ma mort...comme les Français et les autres Maîtres de colonie; je ne bougerai même pas le petit doigt et j'attendrai patiemment que la caravane passe! 
Dans notre communauté se trouve un nombre incalculable de protestataires qui ne manquent pas une occasion de faire le singe et du bruit auxquels les oreilles d'ailleurs sont si inébranlablement habitués! Il n'est malheureusement pas donné à ces victimes de l'injustice (protestataires) de remonter de préférence sur leur monture et de dire; En Avant! En Avant!, ce n'est même pas étonnant qu'ils aient oublié de qui ces cris proviennent!  Ils vous diront peut-être que c'est d'Alexandre Le Grand ou de Napoléon B. Non, ils ne peuvent dire; En avant! En Avant!  Ils sont même trop confortables dans leur veston cravate signés Gucci, Armani ou je ne sais quoi. Ils ont même trop peur de se frotter à un " boulet de canon". Ils ont cette trouille maladive et chronique que j'appellerais, par respect pour l'histoire et le génie de la France, le syndrome du nouveau libre!
Pour ma part quand je vois tout ceci, mystérieusement je me surprends à m'exercer à répéter certaines répliques des grands films déjà joués par Gérard Despardieu, mon acteur préféré, dont "Cyrano De Bergerac" d'Edmond Rostand et " le compte de montE-cristo" de Dumas. Ne sait-on jamais! peut-être un jour serai-je appelé à aller au front, oui, devant une caméra pour prouver qu'il n'y a qu'un nègre qui peut incarner un Nègre, devant les projecteurs comme dans la vie de tous les jours! Mais c'est une chance que je dois créer et non un rêve que je dois crier comme un sauvage ignorant qui vit dans un monde de haute compétition, de haute surveillance et de tenaces ennemis jurés...aussi rusés et redoutables que les Français....que les caravelles portuguaises, espagnoles et italiennes! 
  J'aime ma négritude mais " la criante ignorance du peuple noir face à son avenir n'est plus un mal nécessaire"

Bon, je vais me refroidir l'esprit, je vais aller lire ma bible puis ensuite répéter certaines répliques! 
Oui, Monsieur Harry, je vais prier et chérir la chance que j'ai d'être encore en vie et surtout INFORMÉ de la situation: la nouvelle traite des Noirs, du moins je prétends!  
Bonne journée, mon frère. Puissions-nous nous aimer assez fort pour vaincre ce qui nous traîne derrière!
Mwen manké blié di nou ké-m sé Haïtien, sé pi gro fièté-m min pou sa na guintan palé
Mwen alé
Evens Supreme
Directeur adjoint à la Direction générale affaires administratives et culturelles
du Cénacle du Chevalier de Saint-George
514 581-3117
 
 

La polémique Dumas vue des Etats-Unis

 

 
 

La polémique Dumas vue des Etats-Unis

 

 
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 21:12

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De:
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Bonjour,

Quelques réflexions que je voudrais partager avec vous!

À bientôt,

jh

EFFONDREMENT D’UN ÉTAT – APPRÉHENSIONS

 

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre portait un autre coup mortel à Haïti déjà éprouvé suite à de nombreux cataclysmes qui l’ont frappé coup sur coup au cours des quatre dernières années. Ces malheurs ont complètement détruit les infrastructures et accéléré l’effritement des dernières institutions du Pays.

 

De partout l’aide afflue; coordonner le tout dans un pays en pleine débandade et sous le choc ne fut pas chose facile et nous devons saluer le leadership des voisins de la Caraïbe et du reste du monde qui ont pris les choses en mains.

 

Nous devons tous faire le constat que l’État haïtien n’a jamais été à la hauteur des aspirations du peuple. Le seul grand projet unificateur dans l’histoire de ce pays fut la geste de 1804 (affranchis mulâtres et anciens esclaves ont fait alliance pour conquérir la liberté et se faire le champion des droits de l’homme). Depuis, Haïti n’a été qu’un territoire de groupes disparates, de clans (ce qui n’est pas sans rappeler la période de la flibuste où le temps d’une course on se choisissait un chef et sitôt après le partage du butin on se disait adieu et à la prochaine). En attendant, la grande majorité est l’objet d’ostracisme et considéré comme le grand responsable de tous les malheurs du pays!

 

Aujourd’hui, devant l’ampleur de la catastrophe, il faut parler reconstruction : quand, comment, avec quoi, par qui et avec qui?

 

La charte des Nations Unies ne reconnaît que les États souverains mais devant l’effondrement et la faillite de l’État haïtien il faut un encadrement, un accompagnement. Quelle forme prendra-t-il? Serait-ce une tutelle? En tous cas, la réunion prévue cette semaine, à Montréal, s’apparente à celle d’un Conseil de famille! (le Québec, paraît-il, a été tenu l’écart. Le Québec qui a tenu aussi haut que possible le flambeau de la solidarité)! Des membres de cette communauté internationale qui appellent le droit international à sa rescousse et invoquent le respect de la souveraineté des États ne s’embarrassent guère de scrupules quand il s’agit d’encourager un putsch ou de contraindre un président démocratiquement élu à quitter le pouvoir!

 

Si tutelle (contraire à la Charte des Nations Unies) qui sera le tuteur aux biens, à la personne? Les États-Unis, La France? L’intervention de ces deux puissances dans les affaires d’Haïti n’a pas été des plus heureuses. La Communauté internationale tiendra-t-elle ses promesses?

 

Qu’en est-il de la constitution; est-elle toujours d’application? Devra-t-on et pourra-t-on tenir des élections?

 

Aux situations urgentes, des mesures urgentes!

 

Qui seront les interlocuteurs? Dans toutes les législations du monde, un failli ne peut contracter? Les dirigeants actuels ont-ils encore l’autorité morale pour engager un pays?

 

Les enjeux sont nombreux. Va-t-on assister à un démembrement du territoire selon les sphères d’influence (déjà entre intervenants, des tensions semblent exister; c’est à qui incombera la tâche de prendre les commandes)? Dans le passé, certains manifestaient leur intérêt pour obtenir cession d’une partie du territoire haïtien ou la Gônave ou le Môle St-Nicolas ou l’île de la Tortue ou le monopole des ressources minières. Aussi, nous devons être vigilants pour empêcher un démembrement du territoire, pour éviter que ne se concrétisent ces visées expansionnistes menant à la création d’enclaves ou de zones franches et de sites d’enfouissement de déchets toxiques.

 

Quel visage prendra cette reconstitution?

 

On a toujours parlé d’Haïti et de la république de Port-au-Prince. Malheureusement, ce n’est que trop vrai et les récents évènements confirment cette boutade. Au plus vite, il faudra décentraliser. Qu’il s’agisse de déplacements de population ou de services, l’information doit circuler et cela s’impose. On doit y mettre beaucoup de doigté en évitant que les populations concernées ne perçoivent ces déplacements comme perpétuant les vieux clichés : Port-au-Prince aux intellectuels et bourgeois, grands fonctionnaires et commerçants et la campagne aux paysans (perçus péjorativement). Il faut aménager  l’aéroport du Cap-Haïtien. En plus de doter cette ville d’une structure moderne, cela  permettrait l’arrivée de grands transporteurs et redynamiserait le tourisme ainsi que les activités connexes (hôtellerie, agriculture, reboisement, construction, artisanat) en plus de permettre la perception de taxes, l’apport en devises dont le pays a actuellement grand besoin. D’autres villes pourraient bénéficier de projets similaires, créateurs d’emplois: Jacmel, Cayes, Jérémie. Ces grandes villes disposent déjà d’un aéroport et d’un port en eaux profondes même si les installations sont rudimentaires. Cela permettrait de désengorger Port-au-Prince et de permettre une répartition et une distribution plus équitable des ressources.

 

L’agriculture

 

Déjà mal en point avec le dumping pratiqué à grande échelle, l’agriculture en Haïti est délaissée et la masse paysanne s’appauvrit de plus en plus. Dans les dispositions envisagées on parle de relance de l’agriculture et de dons (envoi de semences, fourniture d’instruments aratoires). N’y aurait-il pas lieu d’accorder des crédits aux agriculteurs par la création d’une banque agricole (qui existait dans le passé)? Dès qu’on parle de dons, certains de nos politiciens sont prêts à tout et à tout accepter. Ils vous diront: «À cheval donné on ne regarde point le mors»; aussi, qu’on n’en profite pas pour introduire et déverser sur Haïti les produits transgéniques, les plants et semences génétiquement modifiés (maïs, tomates, soja, légumineuses et autres) qui constituent une menace pour les espèces indigènes et la santé selon des recherches poussées.

 

L’éducation

 

Les enfants doivent retourner à l’école dès que possible et le corps professoral, décimé, doit se reconstituer; les enseignants à la retraite pourraient être sollicités; ils sont nombreux tant aux États-Unis qu’au Canada et veulent participer à cette reconstruction. L’instruction doit donc occuper une place prépondérante. Le nombre élevé d’orphelins dans les rues risque de perpétuer le phénomène de gangs comme cela s’est passé avec les orphelins du sida qualifiés de koko rat, déshumanisés, en bute à toutes sortes de vexations et de persécutions et qui sont devenus des zenglendos semant la terreur et la mort.

 

 

 

La justice

 

Des sommes importantes, paraît-il, ont été investies dans la réforme judiciaire en Haïti, sans résultat tangible. L’approche fut tout simplement inadéquate. La justice est garante de la pérennité sociale et les dérives (lapidation, justice populaire) sont la résultante d’un système défaillant. Les problèmes nombreux nous attendent au détour : titres de propriété inexistants, déplacement de populations des zones urbaines vers la campagne ou des villes de provinces, squats des propriétés dont les occupants sont absents ou disparus. Qui assumera le respect des droits, sanctionnera les infractions diverses nécessitant une peine d’emprisonnement quand les prisons n’existent même plus? La réforme du système carcéral, la formation de juges  deviennent une nécessité!

 

Patrimoine culturel

 

Ce volet passe par le maintien et le renforcement du nom de l’île (Haïti). Vouloir à nouveau, comme on le fait ces derniers temps, revenir au nom Hispaniola constitue une insulte. Malheureusement, les Haïtiens eux aussi, victimes d’une propagande insidieuse, savamment orchestrée, parlent d’Hispaniola.

 

Il est navrant de voir des gens pénétrer sur certains sites qui devaient être protégés et sécurisés pour éviter que certains documents ne passent en des mains non autorisées. Fouiller dans les décombres pour retrouver des documents officiels ou classés confidentiels, les mettre en sécurité, devrait être une priorité de l’État. Qu’en est-il de ceux du palais national, du parlement, des divers ministères…?

 

Que va-t-il advenir des collections publiques ou privées? De la Bibliothèque de Saint-Louis-de-Gonzague, celle du Séminaire et des autres collections privées? Prendront-elles toutes le chemin de l’étranger et disparaître à jamais?

 

Quant à nos musées, depuis longtemps, ce ne sont que des cénotaphes! Tous les objets de valeur ont disparu. Tous les canons, même ceux de bronze qui garnissaient les batteries le long des côtes haïtiennes et les cours d’édifices publics se sont évanouis; des fouilles se font sur le territoire haïtien depuis des années, menées par diverses universités étrangères : vases et objets amérindiens trouvés partent vers l’étranger, sans contrôle aucun.

 

Le service d’identification national

 

Nous ne saurons jamais le nombre exact de disparus. Les documents officiels (actes de naissance, actes de mariage, de propriété, etc…) ne pourront être délivrés et que dire de l’obtention d’un document de voyage (passeport). Tout cela nous amène à un problème majeur : l’usurpation d’identité. En cette ère de terrorisme, des mesures doivent être prises pour éviter ce phénomène tout en s’assurant que si un recensement se fait et des cartes d’identité émises, que les fichiers ne se retrouvent pas entre des mains étrangères qui auront ainsi le contrôle de la population haïtienne (le gouvernement haïtien doit se battre pour conserver jalousement ces prérogatives).

 

Les orphelins et l’adoption

 

Les demandes en cours ont été traitées ou vont être traitées en priorité. Toutefois, il est à craindre que des enfants ne se retrouvent en situation de danger, faute de vigilance (maltraitance, adoption d’un enfant avec en vue l’obtention d’un organe pour fins de transplantation, prédateurs sexuels). Actuellement, les procès de prédateurs sexuels traduits devant les tribunaux américains et canadiens risquent d’avorter, faute de preuve (témoins ou morts ou déplacés donc introuvables). Les nouvelles demandes d’adoption devront être scrutées minutieusement pour ne pas dire devraient faire l’objet d’un moratoire.

 

Les rescapés et handicapés

 

Médecins et psychologues devront se pencher sur la question. Le trauma est d’autant plus grand que des gens n’arriveront jamais à faire le deuil des disparus déposés dans des fosses communes, sans cérémonie (l’érection d’une stèle devrait être envisagée pour servir de monument aux morts et de lieu de recueillement). La consolation de pouvoir aller se recueillir sur une tombe et y déposer des fleurs se révèle dès lors possible et salvatrice. Une thérapie collective serait à envisager.

 

Quant aux estropiés du séisme, la perspective de devenir une charge risque de les conduire au bord du suicide.

 

La disparition d’une main d’œuvre spécialisée

 

Les nombreux mécaniciens et artisans installés sous les galeries qui ont disparu constituent une perte non quantifiable. Ne serait-ce pas le temps d’envisager la  création d’écoles professionnelles pour la formation de maçons, de techniciens en plomberie, électricité et autres car la reconstruction envisagée ne pourra se faire sans une main d’œuvre qualifiée respectueuse de certaines normes dans l’industrie de la construction et dans tous les domaines (le Québec peut grandement être mis à contribution). Au lieu des «sweat shops» proposés, il faudrait penser à l’implantation d’une industrie moderne par la création d’entreprises dans le domaine des énergies renouvelables (industrie de panneaux solaires et de fabrication d’éoliennes, par exemple. Le recyclage est à envisager. Tous les blocs de béton récupérés pourraient être recyclés et transformés en agrégats pour réutilisation).  

 

En espérant que ces réflexions suscitent un débat tant auprès des intervenants des pays étrangers qu’au sein de la population haïtienne (la diaspora doit être partie prenante). La communauté internationale doit éviter de se retrouver, comme dans le passé, avec des projets déjà décidés à l’avance «clé en mains» et imposés aux Haïtiens, faute d’interlocuteurs valables. Cette attitude a maintes fois conduit à l’échec des projets, au retour à la case de départ, à la méfiance des donateurs et à la conviction que ce pays est ingouvernable.

 

Jean H. Philippe

Avocat 

jhphilippe@yahoo.fr

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:30



 
Bonjour, bonsoir,
Voilà la programmation du mois de mars 2010. N'hésitez pas à diffuser ces informations autour de vous.


* le mercredi 3 mars 2010 à 20h au Papille - 9 rue Godefroy Cavaignac 75011 Paris (M° : Charonne/Voltaire) "La légende d'Ys" avec Krystin Vesterälen (conteuse) et accompagnée d'Axandâra (harpe celtique) suivi d'une scène ouverte - 10 € (1 consommation offerte)

* le jeudi 4 mars 2010 à 20h à la Librairie L'Oeil au Vert 59 rue Amiral Mouchez 75013 Paris (RER B : Cité Universitaire) Feuilleton public "A la Recherche du Temps perdu" de Marcel Proust 3ème volume : le Côté de Guermantes - avec Pierre Casadei, Krystin Vesterâlen, Lisbeth Wagner -  6 €

* le vendredi 12 mars 2010 à 20h30 à La Coopérative - 7 rue Lagille 75018 Paris (M° : Guy Moquet) "Scènes Galantes" avec Pierre Casadei (lecteur), Krystin Vesterälen (conteuse) et Axandâra (harpe) - 6 € (+ consommation)

* le mercredi 17 mars 2010 à 19h à l'Espace Ishtar - 10 rue Cardinal Lemoine 75005 Paris - "Tristan et Yseult - légende médiévale" - 9 à 15 € (groupe de 10 personnes et + : 7 € par personne)

* le jeudi 18 mars 2010 à 20h à la Librairie L'Oeil au Vert 59 rue Amiral Mouchez 75013 Paris (RER B : Cité Universitaire) Feuilleton public "A la Recherche du Temps perdu" de Marcel Proust 3ème volume : le Côté de Guermantes - avec Pierre Casadei, Chantal Charrier, Lisbeth Wagner - 6 €

* le samedi 20 mars 2010 à 20h à la Mission Bretonne - 22 rue Delambre 75014 Paris - "Tristan et Yseult - légende médiévale" - 9 à 15 € (groupe de 10 personnes et + : 7 € par personne)

* le samedi 20 mars 2010 à 17h au café associatif Curial - Centre d'Animation Curial - rue Curial 75019 Paris (M° : Crimée) - les conteurs des ateliers de conte vous proposent "Une Histoire amène une Histoire" suivi d'une scène ouverte - libre participation aux frais

* le lundi 22 mars 2010 à 20h chez Artesss - 16 rue des Lyanes 75020 Paris - veillée conte proposée par les ateliers de conteurs - afin que la rencontre soit belle veuillez apporter un plat et une boisson

* le vendredi 26 mars 2010 à 20h à la Cave de Jacques - 105 bld Davout 75020 Paris - LES CONTES ANGLAIS DU P’TIT FRANCAIS «Autour d’une tasse de thé. Contes et légendes de la perfide Albion, racontés en français par un amoureux de ces gens So British» avec Daniel LeRoux (conteur) - 21 € (une assiette gourmande et une boisson offerts) - pour la bonne marche de l'intendance la réservation est fortement conseillée au 01 43 73 75 13

 

Oyez, oyez. A tous les jongleurs de mots ! A tous les manieurs de pinceaux ! A tous les cliqueurs de regards ...

Le CAHIER DU BARARTIN lance son premier appel à textes. Son premier numéro a pour thème Les métamorphoses.
A travers les âges, à travers les cultures l’homme s’est métamorphosé en animal, en minéral, en végétal … Par attrait du pouvoir, pour se protéger, pour vivre, pour mourir …

Envoyez vos contes, poèmes, illustrations à communication.pausilippe@gmail.com

Voici quelques consignes pour les textes :
- police Times New Roman
- taille 12
- Interligne simple
- texte justifié, alinéas de paragraphe, grands tirets dans les dialogues,
-Titre et nom, prénom (pseudo) en haut de la page / pays, région, époque pour la tradition orale en dessous
- En langue française. Si le récit est retranscrit dans une langue étrangère, une traduction fidèle doit l’accompagner.
- Pour les contes : maximum de 15 000 caractères (espaces comprises) ; pour les poèmes : maximum de 7 000 caractères (espaces comprises)
- Format .doc (Microsoft Word) ou .odt (Open office)
- Les contes doivent être retranscrits par des conteurs racontant traditionnellement.

Veuillez indiquer sur le titre du fichier : le nom du récit, de la poésie, de la partition musicale, de l’illustration, du commentaire …

Merci de ne prétendre à aucune rémunération pour votre participation : le téléchargement est gratuit et payant (servant uniquement au frais d’imprimerie)


Date limite d’envoi des textes … : le lundi 10 mai 2010
Si vos textes ne sont pas acceptés, aucune réponse ne vous sera donnée
Date de parution : courant juin 2010

Krystin Vesterâlen - Cie du Pausilippe
0 975 327 674 - 06 59 40 92 65
www.pausilippe.com 
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 13:39
4316401564_aefc8daf14.jpg(ajoutée depuis Flickr)

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 17:35


La faim, la soif, la mort et la peur

Le désordre règne à Port-au-Prince et le désespoir mène de plus en plus à la violence

Photo : Agence France-Presse

Le désordre régnait hier dans les rues bondées de Port-au-Prince, deux jours après le tremblement de terre qui a frappé la Perle des Antilles. Si les secours internationaux commencent à pointer leur nez, la faim, la soif, la mort et la peur dominent plus que tout.

C'est à mains nues que les Haïtiens fouillent les décombres pour retrouver des âmes en vie, ou leurs proches. Alors que la Croix-Rouge haïtienne estime pour l'instant que de 45 000 à 50 000 personnes ont perdu la vie, les cadavres s'empilent sur les trottoirs, justifiant l'odeur de putréfaction qui flotte dans l'air.

Pour les survivants, plus le temps avance, plus les besoins sont criants. Les Port-au-Princiens manquent d'eau, de nourriture, d'essence, n'arrivent pas à communiquer par téléphone, dorment à la belle étoile faute d'un toit et cherchent un moyen de sortir du secteur.

Le désespoir a mené à la violence hier, alors que des coups de feu se sont fait entendre dans la capitale. Des supermarchés effondrés ont été pillés. Certains commerçants se barricadent; la population s'inquiète. «Si l'aide internationale n'arrive pas, la situation peut très vite dégénérer», a dit Lucila, installée sur le pas de sa porte. Les Casques bleus de la ville étant occupés à fouiller les ruines, l'ordre public est plus que fragile.

Le silence des autorités haïtiennes attise la colère de certains. «Depuis que la terre a tremblé, nos dirigeants ne se sont pas adressés une seule fois au peuple. D'accord, eux aussi ont été affectés par la catastrophe, mais ils auraient au moins pu dire quelque chose», lance Valentin, un fonctionnaire. Le palais présidentiel et les bâtiments de plusieurs ministères se sont écroulés lors du séisme, et plusieurs membres du gouvernement sont toujours portés disparus.

L'arrivée de secours par avion a semé le désordre à l'aéroport également hier. Un trop grand nombre d'avions arrivaient au même moment, créant un trafic problématique. À un certain moment, 44 avions étaient au sol en même temps, alors qu'il n'y a qu'une seule piste et très peu d'espace. «Il y a actuellement un avion militaire américain et dix appareils civils qui tournent au-dessus de Port-au-Prince, attendant que d'autres avions quittent l'aéroport pour s'y poser», a indiqué en journée la porte-parole de l'autorité américaine de l'aviation civile (FAA). L'arrivée des secours a ainsi été ralentie: le gouvernement haïtien a demandé à la FAA de ne plus autoriser de vols pour une partie de la journée. Les États-Unis gèrent depuis le flux aérien au-dessus de Port-au-Prince.


Quelle aide?

Les Haïtiens, accrochés à leurs radios, affirmaient hier ne rien avoir vu des secours annoncés par des dizaines de pays et d'organisations. «Plus de médecins, moins de journalistes!», crie un homme au passage d'une équipe de télévision étrangère.

Les médecins se font effectivement rares et des renforts sont espérés. «Je n'ai pas encore vu un seul autre médecin, affirme un médecin oeuvrant à l'hôpital central de Port-au-Prince, qui ne souhaite pas donner son nom. Et certainement aucun étranger. On nous a dit que les avions d'aide humanitaire étaient arrivés. Ce qui est certain, c'est qu'ils ne sont pas arrivés jusqu'à nous.»

Le tremblement de terre a de plus grandement endommagé l'hôpital, ce qui complique les traitements. «On leur donne des tranquillisants et on les hydrate avec de la solution saline. On suture certaines plaies, mais on n'a rien pour soigner les cas les plus graves, a expliqué le Dr Givenson Foite. On n'a rien pour opérer. Rien ne fonctionne. Si on veut sauver les gens, on doit les amputer», dit-il, tout en soignant le bras cassé d'une fillette. Les blessés traînent d'ailleurs sur le sol, en attendant leur tour, alors que toutes les demi-heures, un camion de la police passe pour ramasser des cadavres.

Les secours arrivés hier devront se mettre à l'oeuvre rapidement, selon Olivier Bernard, président de l'ONG française Médecins du monde, car une crise de ce genre devient «critique» après 36 heures.

Le secours international devrait s'intensifier au cours des prochains jours dans cette région, que l'Organisation des Nations unies voit comme un «défi logistique majeur». Que faudrait-il pour améliorer la situation à Port-au-Prince? «Des tentes, des tentes, encore des tentes [...] et un soutien financier rapide» pour secourir les milliers de victimes du pays le plus pauvre des Amériques, résumait hier l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le président américain, Barack Obama, a annoncé hier une aide de 100 millions de dollars, qui a été suivie par plusieurs autres annonces du type autour du globe et de la part de grandes institutions internationales. «Vous avez connu l'esclavage et lutté contre des catastrophes naturelles, disait M. Obama aux Haïtiens. Et malgré cela, vous n'avez pas perdu espoir. Aujourd'hui, sachez que l'aide arrive. On ne va pas vous laisser seuls, on ne vous oubliera pas.» Le président a ajouté qu'Haïti était «la priorité numéro 1» des ministères américains en ce moment. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a ajouté que les États-Unis s'employaient aussi à rétablir l'ordre.

L'Élysée a annoncé hier que Barack Obama et Nicolas Sarkozy, «avec le Brésil, le Canada et d'autres pays directement concernés, ont décidé de travailler ensemble, sans délai, à la préparation d'une conférence internationale pour la reconstruction et le développement d'Haïti».

Le gouvernement canadien a quant à lui annoncé hier qu'il était prêt à doubler l'aide financière des Canadiens. Ottawa fournira jusqu'à 50 millions de dollars, pour un total de 100 millions de dollars. Plusieurs organismes et entreprises privées d'ici ont également annoncé des dons.

***

Avec l'Agence France-Presse

et La Presse canadienne


  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 15 janvier 2010 00h37
    Trop de journalistes à Haïti ?
    « Ancien journaliste, je suis rivé à ma télé-Haïti depuis deux jours et j'en suis venu à penser (que mes confrères me pardonnent mon hérésie !) que les centaines de représentants des médias de la planète qui envahissent Port-au-Prince ne peuvent que nuire aux opération de sauvetage d'une urgence extrême où chaque minute est cruciale pour la survie des sinistrés.

    Je bondis de mon fauteuil quand je vois les secouristes accorder des entrevues à la meute journalistique au lieu de consacrer tous leurs efforts à sauver les vies fragiles qui peuvent l'être.
    Quand je vois un reporter, fier de poser devant un amoncellement de dépouilles, souligner que personne ne s'en occupe, j'ai envie de lui crier: Läche ton cirque et ton micro, retrousse tes manches et rends toi utile,

    Mais les médias font de la propagande pour leur gouvernement respectif (qui assure leur transport et leur sécurité) et ils transforment le chaos haïtien en un grandiose spectacle macabre.

    Loin d'être contre la liberté de pense, je pense néanmoins qu'il devrait y avoir un pool international de journalistes accrédités et que seuls quelques-uns d'entre-eux pourraient avoir accès au terrain et partager les informations avec tous leurs confrères...comme cela se fait dans certaines circonstances spéciales.

    Le temps presse pour les opérations sauvetage et j'enrage de voir plein de sauveteurs perdre un précieux temps à accorder des interviews. Ils ont mieux à faire.

    Oui à une information factuelle...et non au triste spectacle qui nous est offert au détriment des pauvres Haïtiens exploités jusque dans leur pire misère et leurs milliers de morts. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 10h39
    @ M. Shneider
    « Malgré l'océan idélogique qui nous sépare, votre texte montre que nous pouvons être d'accord sur certain point.

    Moi je ne me pose pas la question S' il y a trop de journaliste, c'est une évidence,mais plustot, qui sont ces journalistesI?

    En plus de nuire au secour ces journalistes de partout dans le monde utilisent des ressources extremement rare en moment de crise, ils boivent de l'eau, se nourrissent et occupent un lit......... »

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 10h41
    Journalistes parasitaires
    « Bravo M. Schneider.

    Moi aussi comme ancien journaliste, je pense exactement comme vous.

    Enfin un qui se lève pour dénoncer ce cirque médiatique parasitaire et donneur de leçons. L'exemple que vous donnez de ce reporter face à un amoncellement de dépouilles est significatif.

    Je suis excédé de cette avalanche de nouvelles. Il n'y a plus moyen d'avoir d'autres nouvelles, ou presque, face à ce délire médiatique sur le dos des misères du peuple haiiten.
    Le journalisme raffole honteusement de ce genre de catastrophe.... »

  • Bernard Terreault
    Abonné
    vendredi 15 janvier 2010 10h55
    OUI, trop de journalistes
    « M. Schneider, je pensais la même chose que vous en voyant ce matin la troupe de journalistes québécois (La Presse et Radio-Canada) qui débarquait en Haïti via St-Domingue, en plus de ces reporters improvisés (de La Prese et du Devoir) qui s'y trouvaient déjà pour d'autres raisons. Ajoutez-y les centaines d'Américains, d'Européens et autres. Et qui, en gros, disent tous la même chose et sont incapables de donner une vue d'ensemble de ce qui se passe. »

  • Dorothee Ouellet
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 11h48
    désespoir sur le vif
    « Pourquoi ne pas sortir de ce pays tous ceux qui peuvent se porter sur leur deux jambes? enfants .. ainsi ils pourraient avoir nourriture, eau, abri. Permettre aux secouristes de mieux travailler et avoir une pré-occupation en moins. De toute évidence ces gens non plus de toit sur la tête.Et ça éviterait le vol. »

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 12h21
    Le voyeurisme journalistique
    « Je serai bref, pour une fois. Devant la bêtise humaine, on est sans mots. Aux propos de monsieur Gaudette qui parle d'un journalisme parasitaire, je déplore avec force et véhémence ce que je qualifie de voyeurisme journalistique! Je sais que le rôle du journaliste est d'informer, par les mots et par l'image, de situations que nous ne voyons pas; mais est-il nécessaire de nous montrer les crânes brisés, les joues balafrées, les mains qui s'agitent pour demander de l'aide, alors que nous avons sous les yeux cette vision d'horreur qui parle par elle-même.

    Ce voyeurisme journalistique en scandalise plus d'un, mais peu d'entre nous oseront le dénoncer. Il faudra peut-être revoir les paramètres de la fonction de journaliste. »

  • Marie Cadieux
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 13h28
    Moins de journalistes...
    « Merci messieurs pour ces commentaires judicieux. Depuis le début de la catastrophe que je rêve de voir les médias de tout acabit bâtir une grande chaîne de solidarité en se tenant loin des lieux, pour faire place au secours. De grâce, laissez les avions de secours atterrir, les véhicules d'urgence circuler sur les routes encombrées. Il suffit que les Haïtiens fassent circuler leurs photos, leurs commentaires. Cela leur appartient, et nous avons bien vu le premier jour qu'il y avait moyen de commenter, et d'alimenter les bulletins de nouvelles des «étrangers» et voyeurs que nous sommes, forcément, à partir des petits moyens qu'il y a sur place.

    Et dire que déjà, les banques de photos (Ghetti?) ont offerts de grosses sommes pour monopoliser
    les clichés des blogueurs sur place. C'est scandaleux.

    Et quand Bell, Rogers, et cie offriront-ils aux Haïtiens à l'extérieur des cartes d'appels gratuites, le temps de prendre des nouvelles des leurs, et de collaborer aux secours en transmettant des renseignements, coordonnés, etc?

    C'est à désespérer, mais Stanley Péan, entre autre, par ses réflexions bien articulées, m'a convaincu de ne pas succomber au cynisme.

    J'en souhaite tout autant et plus aux vaillantes et vaillants sur place qui travaillent et ne font pas que «rapporter». »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 15 janvier 2010 15h02
    Oeuvre de désensibilisation
    « La présence d'un grand nombre de journalistes est requise pour le déluge d'information qui accompagne les cataclysmes naturels puisse désensibiliser lentement mais sûrement les gens face au malheur. Heureusement, il semble que la générosité de ces gens prend finalement le dessus.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario »

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 15h11
    Le journalisme en raffole...
    « Malheureusement oui, le journalisme en raffole de ces catastrophes où tous un chacun, messieurs dames journalistes sont à la recherche d'un scoop, débutent une carrière, se faire un nom, sur le dos des misères du peuple haitien.

    Pourquoi ce délire médiatique?

    On nous dit qu'il ya beaucoup de morts en effet, est-ce nécessaire de nous les montrer???!!!???

    Un peu de décence SVP au nom de la dignité du peuple haïtien... »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 15 janvier 2010 15h35
    M. Schneider a raison
    « Je préférerais écrire que M. Schneider se trompe dans le commentaire qu'il a envoyé.

    Cependant, après avoir vu, hier, plusieurs reportages télévisés sur la situation actuelle en Haïti, je ne peux que lui donner raison.

    Certains de ces mêmes reportages avaient l'air de véritables « shows » ! »

  • Cassandre
    Inscrit
    vendredi 15 janvier 2010 16h46
    Aveugles, sourds et muets
    « On a beau porter caméra à l'épaule, lire des articles bien documentés et précis , entendre le vacarme des mots , des cris, des pleurs, voir des images de personnes blessées, ensanglantées se tordant de douleur , que ce soit blessures du corps ou blessure du coeur...rien ne semble pourvoir ouvrir le coeur et les yeux des aveugles que nous sommes.

    Certes c'est l'horreur! Ce qui se passe actuellement à Haïti, est plus que dramatique, C'est invraisemblable qu'un peuple puisse souffrir autant et de façon répétée, sans avoir eu le temps de se relever et de reprendre son souffle.

    Les journalistes sèment la diversion, nous nous laissons disperser pour être certains de ne pas sortir de notre " petite bulle protégée" de ce qui se passe ailleurs. Il nous faut des drames semblables pour nous rendre compte qu'Haïti souffre, pleure , a soif, a faim, n'est pas soigné, est mal logé ...

    Mais Haiti souffrait avant hier aussi...

    Ne savons-nous pas d'ailleurs que la majorité des gens sur la planète pleure, souffre, a faim , a soif , n'a pas soin, ne sait même pas ce qu'est une assurance-santé ou vie etc... ne sait pas ce que veut dire un soin de santé normal, n'a jamais vu un médecin ou une infrimière de sa vie, n'est jamais allé à l'école et n'ira jamais, parcoure des km à pied pour aller chercher de l'eau en plein désert, que leurs enfants ne sont pas assez nourris pour se développer normalement? Nous pourrions continuer la liste n'est-ce pas?

    Et cela se passe en ce moment , aujourd'hui même, ils souffrent en même temps que les Haïtiens que nous aimons comme des frères et des soeurs. Ils souffrent de catastrophes guerrières ou naturelles ( désertification, inondation etc ) de faim, de froid, de soif...

    Nous savons tous qu' ailleurs, dans les pays qui se situent , comme par hasard , en général au sud, pays "éloignés" "pauvres" "sous-développés" , en Afrique, en Asie, dans les Amériques, un séisme permanent provoque la faim, la soif, la misère , les blessures, la mortalité infantile, le meurtre, le vol, le viol, la violence quotidienne ?

    Ce séisme se nomme la capitalisme mondialisé qui détruit tout sur son passage. C'est un vrai cataclisme mondial, c'est lui qui de concert avec nos gouvernements , soutient la pauverté, la crée , dénature les relations humaines, modèle une seule manière de vivre qui de plus est inaccessible à tous.

    Je ne m'éloigne pas du tout du problème actuel d'Haiti. NON...je m'en approche davantage, je mets le focus sur un aspect qu'il ne faudrait pas oublier ou négliger parce qu'on ne veut pas mettre le doigt dessus...

    Voilà ce que je veux dire lorsque j'affirme que nous sommes dans l'aveuglement.

    Nous sommes aveuglés par nos richesses, nos privilèges , notre besoin maladif de consommer : maison, deux voitures, 2 ou 3 télévisions, vêtements variés et souvent inutiles, bouffe excessive, boissons jusqu'à en être malades et obèses...

    Les gouvernements ,qu'ils soient du nord ou du sud , se cachent comme ils le peuvent sous toutes sortes de couverts . Pourtant , ils sont encore davantage responsables par leurs abus de pouvoir, leurs dictatures, leur corruption généralisée empestant le monde! Ils cachent leur fortune volée aux pauvres dans des "abris fiscaux" et pensent qu'on ne voit rien...oui ...oui ...nous sommes aveugles , sourds et muets...croient-ils!!!

    Les riches du monde n'ont pas à se priver de rien. Ils peuvent payer des études universitaires dans le meilleures universités du monde à leur progéniture qui continuera à empiler les "biens familiaux" pris dans la bouche des pauvres en les méprisant , en les réduisant au silence, en les chassant, en les exploitant effrontément, en les volant, en les violant...

    Qui veut de ces pauvres ? Des pauvres c'est bien connu...ça vole les autos, les maisons, ça viole, ça détruit, ça brûle , c'est en colère, c'est violent...mais pourquoi donc sont-ils en colère ???

    MAIS POURQUOI DONC SONT-ILS EN COLÈRE???????

    Mieux vaut dresser des murs de toutes sortes pour les empêcher de passer au nord...murs de béton , murs légaux, murs de silence, murs réglementaires, murs de rayons laser, murs de policiers etc

    MAIS QUI VEUT DES PAUVRES?

    On ne veut pas des pauvres parce qu'on en a peur.

    On en a fait des êtres qui nous haissent, qui veulent avoir ce que nous avons ...mais voyons donc ? On ne veut pas partager nos privilèges, nos possessions matérielles, nos maisons, notre nourriture, nos vêtements, notre argent.

    On n'a pas fini de fermer les frontières et monter des murs...non ça ne finira pas.

    ¨ca ne finira pas et ça ira en s'amplifiant ,tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas accepté de changer notre style de vie de manière à partager vraiment avec eux. Avoir moins pour qu'ils puissent avoir davantage et vivre dignement.

    Je dis bien "AVOIR MOINS POUR QUILS PUISSENT AVOIR DAVANTAGE"

    Je ne vois aucune autre solution que la prise de conscience et le changement de notre manière de penser notre vie afin que nous devenions plus réalistes. Cela vaut pour l'environnement, pour la vie humaine digne pour tous sur terre.

    Croyez-vous que de cette manière nos frères et nos soeurs en Haiti pourraient s'en sortir et accéder réellement à une qulaité de vie humaine à long terme ?

    Donnons-nous le pouvoir de changer le cours des choses en changeant quelque chose dans notre vie personnelle. C'est la seule solution à long terme pour Haiti et pour nous tous. »

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 16 janvier 2010 07h52
    trop de journalistes ou trop de médias ?
    « M Schneider pose une question pertinente, mais M. Archambault en pose une autre peut-être encore plus pertinente, à regarder hier le reportage d'un journaliste de TVA qui était davantage de l'ordre du «human Interest». Ce dernier en symbiose avec une autre journaliste demeurée à Montréal , se met à rechercher la mère d'une Québécoise d'origine haitienne avec l'adresse de la rue où elle habite en main. Il la trouve...enfin. Et on l'interroge, enregistre le tout, envoie l'enregistrement au Québec, fait visionner la cassette à la fille qui demeure à Joliette à la recherche de larmes. Voilà c'est réussi. Québecor a trouvé une idée pour une émission Retrouvailles nouvelle version. Et Péladeau a trouvé une nouvelle source de profit avec les acheteurs de pubs. Mais il y a un hic ! La Québécoise d,origine haitienne n'avait pas vu sa propre mère, oui sa mère...depuis 14 ans, 14 ans. Montréal, Port au Prince c'est combien d'heures encore en avion ? Et la journaliste n'a jamais interrogé la dame pour quelles raisons n'a t-elle pas vu sa mère depuis si longtemps? L'important était de nous faire croire que grâce aux entreprises Péladeau, un grand moment de télé vient d'être réalisée. Peu importe, si le journaliste à Port au Prince marchait et accrochait au passage les cadavres pour retrouver l'adresse de la mère.

    Voilà où je souhaitais en venir. Trop de journalistes ou trop de médias ?

    Pour ce qui est des images sentationnalistes, on sait que les médias carburent à cela, certains davantage que d'autres. Mais pour les ONG, cela semble un mal nécessaire parce qu'il a été prouvé que plus les images qui nous brassent les émotions se multiplient, plus les gens sont généreux en dons.

    @ Cadieux,

    Il semblerait que vous charier un peu, pas mal lorsque vous demandez «aux journalistes de se tenir loin des lieux pour permettre aux avions d'atterrir». Êtes vous en train de nous dire qu'ils s'étendent tous et toutes sur le tarmac pendant des heures pour admirer les étoiles pendant leurs pauses ? Et de demander à ces mêmes journalistes de «libérer les rues emcombrées», les images que vous avez vu en ce sens proviennent de quels médias ? Je croyais que c'était plutôt des milliers d'Haitiens et d'haitiennes désemparés qui emcombraient les rues. »

  • Fabrice De Pierrebourg
    Inscrit
    samedi 16 janvier 2010 13h51
    Mauvais débat
    « Je pense que l'on se trompe de débat. Il n'y a pas trop de journalistes pendant ce genre de tragédie. Jamais assez. Le pire qu'il pourrait arriver aux haïtiens et aux organismes humanitaires ce serait justement que les journalistes plient bagage. Sans images (dures), le reste du monde passera vite fait à autre chose. Je sais bien qu'il y a des choses bien plus importantes ici, comme par exemple une victoire du Canadien par exemple... ou le mariage d'un couple fabriqué de toute pièce par une émission de téléréalité.
    Souhaitez la présence d'un pool de journalistes qui diffuserait leurs reportages au monde entier serait aussi une grave erreur.
    Soyons concrets : la population québécoise par exemple, tout comme celle française ou italienne, veut aussi des nouvelles des siens présents là-bas. Je ne crois pas que le journaliste de CNN va s'intéresser au sort des québécois disparus par exemple. Il faut maintenir cette diversité de l'information, même lors de catastrophes. Chaque journaliste est avant tout un humain qui a sa propre sensibilité. Étant sur place, j'aurai vu les choses à ma manière, avec mon propre regard. D'autant plus que je connais bien cette ville pour y être allé à plusieurs reprises.
    À chacun ensuite de butiner ici et là les articles et les reportages qui l'intéressent pour se faire sa propre idée de la situation sur place.
    En revanche, étant personnellement journaliste, je suis moi-même parfois gêné par certains reportages que je vois à la télévision. Même si je suis contre toute forme de censure, et que je réfute le terme sensationnalisme employé à toutes les sauces - certaines images choquent peut-être mais c'est la réalité - je dois reconnaître que certains reporters confondent téléréalité et reportage.
    Peut-être aussi que certains empires de presse exagèrent en envoyant presque toute leur salle de nouvelle ou en montant de gros cirques.
    Enfin, pour avoir travaillé assez souvent dans de pareilles situations, je peux vous assurer que la quasi totalité des journalistes travaillent en autonomie totale. Par exemple mes collègues de ruefrontenac sont partis avec des rations, couchent dans leurs sacs de couchage et purifient leur eau. Port au Prince que je connais bien est assez étendue pour absorber quelques centaines de médias. Je ne crois pas non plus que les médias soient responsables de l'engorgement de l'aéroport. Un peu facile comme raisonnement.
    Pour conclure, je vous invite à regarder ce vidéo mis en ligne par mes deux collègues présents à PAP. http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/in »

  • André Bourbonnais
    Abonné
    samedi 16 janvier 2010 15h00
    Les journalistes se tiennent souvent en troupeau ....
    « un peu comme des vautours cherchant la bonne histoire.
    La famine les conflits et les désastres sont malheureusement les plus gros vendeurs pour les médias.
    (malgré que le congédiement de Carbonneau a dépassé la couverture de Katrina dans les médias québécois
    http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archiv

    Trop de journalistes? Sûrement
    À retenir
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Published by Philippe,Jean Frantz - dans Articles divers
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