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MUPANAH / Patrimoine Culturel Haïtien

           Haut lieu de rappel des faits d'un passé des plus glorieux, magnifique symbole de l'architecture moderne avec son toit surmonté des structures coniques en béton, le Musée du Panthéon National Haïtien demeure depuis déjà plus de 26 années (20 octobre 1982 - 7 juillet 2009) l'institution gardienne de la rémanence historique du peuple haïtien et, dans le domaine architectural, l'une de nos plus belles réalisations.

 

Commencé en 1973 sous la direction de l'architecte français Alexandre Guichard, lui-même efficacement secondé dans ses travaux par l'haïtien Albert Mongonèse, architecte des opérations, le bâtiment fut achevé en 1974, mais ce n'est réellement qu'en 1982 que le musée, par décret présidentiel en date du 20 octobre 1982, préalablement "Musée des Pères de la Patrie" devint officiellement le Musée du Panthéon National Haïtien.

Serait-il l'alpha et l'oméga dans le domaine de la muséologie haïtien? - Premier grand musée haïtien historique et culturel, et d'ailleurs le seul existant jusqu'à aujourd'hui, la mission du MUPANAH a été dès le départ de contribuer à la prévention et à la perpétuation de ce qui constitue notre mémoire de peuple. Les objectifs de cette institution définis dans sa charte fondatrice, en ont fait l'instance principale ayant pour tâche ce qui suit:

  1. Participer à la conservation du patrimoine et à la diffusion de la culture nationale;
    2.  Recueillir et conserver les restes des pères de la Patrie;

3.  Recueillir, restaurer et conserver les pièces de valeurs artistiques;

4.  Motiver et orienter la jeunesse haïtienne dans la reconnaissance de son identité.

L'espace du musée se repartit autour d'une grande galerie prénommée la Galerie Historique, dont les vastes tableaux retraçant les différentes étapes de notre histoire, de la période précolombienne à François Duvalier. Au centre du bâtiment sont conservés les centres de nos Héros de l'indépendance parmi lesquels celles de l'empereur Jean Jacques Dessalines, d'Alexandre Pétion, celles supposées du roi Henry Christophe, ainsi que celles symboliques du général Toussaint Louverture. Située en périphérie, une grande salle d'expositions est aménagée afin d'accueillir de manière périodique les oeuvres d'artistes d'horizons divers.

Plus d'une pièce de collection ayant appartenu à nos illustres ancêtres ont été rassemblées pour être exposées au MUPANAH. On y retrouve ainsi entre autres, la montre et les pistolets ayant appartenu au général Toussaint Louverture, la cloche de la liberté sonnée par Sonthonax lors de l'annonce de l'affranchissement des Esclaves, l'épée maçonnique d'Alexandre Pétion, l'ancre gigantesque de  la Caravelle Santa Maria sur laquelle se trouvait Christophe Colomb au moment de la découverte de l'île d'Haïti, la fameuse couronne en ors et en pierres précieuses de Faustin Soulouque...

Il est plus qu'évident, dans le domaine de la muséologie haïtienne, beaucoup reste à faire car en dépit d'une culture figurant parmi les plus riches au monde, il n'existe encore dans le pays qu'une quantité insuffisante d'institutions muséologiques pouvant efficacement contribuer à sa valorisation. Une latriée* d'actions pourraient d'autre part permettre au MUPANAH de mieux accomplir sa mission en ayant par exemple des annexes au niveau des villes de provinces, ce qui permettrait d'ouvrir une plus grande part de la population à la culture et à l'histoire de leur pays, ce qui demeure, d'après moi, la vocation première d'une institution telle que la MUPANAH. Car de toutes les autres choses qui y contribuent, c'est d'abord la mémoire qui est l'essentiel de ce qui fait la force d'un peuple.

Il est temps de ne plus remettre à demain ce qu'on doit commencer maintenant. L'espoir de notre chère Haïti est désormais Culture - Jeunesse. Investissons davantage dans la culture et la jeunesse de chère Patrie. Convertissons la Cité en une Cité des Créateurs. Et apprenons à notre jeunesse, en quête de modèles, la vertu du travail assidu. Rappelons-la qu'elle "ne doit jamais être en panne de projets, de rêves. Le travail c'est la liberté. Et le succès, c'est le résultat du travail réalisé dans la jubilation",pour répéter Frankétienne.

Et vous, JEUNES de mon pays, ne prêtez plus attention aux moqueries de votre entourage qui ne cessera de vous ridiculiser lorsque vous empruntez la voie du succès et commencerez à grandir."Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez-le et le repolissez",disait Boileau. L'humaniste Amiel pour sa part disait:"Vivre c'est réussir constamment; c'est exister au-delà des contraintes physiques et sociales; c'est faire la restauration quotidienne de son idéal". Le fameux Tony MELENDEZ a su concrétiser cet idéal: né sans ses deux bras, cela n'a pas étouffé sa liberté de rêver et en plus de se fixer des objectifs. Tout jeune il avait un rêve, celui de devenir musicien guitariste. Quel contraste! Comment imaginer un jeune garçon né sans ses deux bras jouant de la guitare?
Et bien, il a su renverser toutes les barrières de son entourage pour devenir musicien, guitariste, compositeur, chanteur. Il a désormais plusieurs oeuvres dans son répertoire: Never be the same (1998), Hands in heaven (1997), El Muro se callo (1991) , Dede Haber (1995), The Cup of Life (1998), Intimate Worship (1999) ... retraçant sa vie, ses opérations, l'espoir etc. Ainsi il est devenu l'homme dont le monde rêve de voir performer.

Si Tony MELENDEZ sans ses deux bras arrive à se faire une place dans le monde des grands, qu'en est-il de vous, Jeunes de mon pays, qui ne souffrez d'aucune contrainte physique? Les contraintes sociales sont nationales et internationales. D'accord! Mais n'est-il pas primordial, urgent par surcroît, de les surpasser, à l'instar de Tony MELENDEZ, pour chercher avec ténacité votre voie de succès?

.
Latriée* : un vocable dans le français créole qui signifie "beaucoup, plusieurs"


Quelques vues prises de haut du MUPANAH
:

 


                                                                                                              
Des élèves du Collège Adventiste de Pétion Ville venus voir et apprendre des choses culturelles et historiques concernant leur pays:



Pancarte de la MUPANAH:


Merci et A bientôt.

Jean Frantz PHILIPPE, assis au Champs de Mars:


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