Site officiel des éditions LA RENCONTRE DU SOUFFLE
Ce troisième millénaire est l'ère porteur de plus d'espoir dans l'histoire de l'humanité. L'ère de la prédiction et d'accomplissement, l'ère de réflexions et de changement, surtout de changement. Les grands prêtes hindous du "Moyen Orient" pensent que ce troisième millénaire sera spirituel, par conséquent, ils prédisent sur toute la planète terre un grand réveil où l'homme cessera d'être artificiel dans ses pensées pour devenir plus original, plus objectif.
De son côté, l'Organisation des Nations Unis (ONU) a déclaré ce troisième millénaire une période de paix où il est question durant ces années de culture de la paix.
Devant ce phénomène d'émancipation spirituelle, personnelle et collective qui prend chaire depuis déjà neuf (9) dans le monde, est-il possible chez nous d'envisager un quelconque changement dans ce qui a toujours été une tradition vielle de plus la nuit des temps? Est-il permis d'opérer ce changement c'est-à-dire de voir tous les haïtiens (les jeunes à côté des anciens "les vieux") planifier l'avenir d'Haïti? La participation de tous n'est-elle pas la nécessité fondamentale de l'autre Haïti possible? De ce fait, peut-ont oser confier cette noble tâche à cette jeunesse considérée de nos jours comme FRAGILE, rebelle et même pervertie par le libéralisme individuel, victime du méfait de la drogue, méconnaissable dans son manque d'intérêt pour les choses de l'esprit, d'enseigner d'autres jeunes, d'autres adultes à un moment où Haïti a plus besoin de progrès? Peut-être, pensez-vous, Jésus lui-même a dû attendre l'âge de 30 ans pour débuter son ministère? Ainsi, ne serait-il pas plus sage que la jeunesse soit en formation continue afin d'arriver à maturité, à l'âge d'anciens? Mais 30 ans est-il l'âge d'un jeune, d'un adulte ou d'un ancien (vieux)?
OUI OU NON ?
Il est une chose qui se fait sous le soleil et que personne n'y prête vraiment attention:"L'homme ne remarque pas quand son esprit grandit, il ne remarque pas quand il change ou du moins il ne l'accepte pas". C'est pourquoi il se donne tout ce mal à changer d'avis, de direction et de motivation. Le changement est une période à laquelle l'homme après une longue observation décide à reconsidérer les choses, à reconsidérer les autres et à se reconsidérer lui-même en vue de faire progresser les choses. N'est-ce pas un changement notre pays serait encore sous le joug de l'esclavage et Jean Jacques Dessalines qu'un fantôme des temps passés. De ce fait, pourquoi ne pas regarder la Jeunesse sous un autre angle, sa potentialité, sa spontanéité. sa vigueur, son enthousiasme à absorber les bonnes choses nouvelles lorsqu'elle trouve l'encadrement nécessaire? Pourquoi ne pas changer d'avis lorsque les jeunes causent il est obligatoirement question obscène ou quelque chose de néfaste? Pourquoi pensez-vous, jeunes de mon pays, que "GRAN MOU YO" échoués? De préférence, pourquoi ne pas se motiver pour faire un tout, Jeunes et Anciens, pour entamer ce grand combat qui est nôtre?
En définitif, plus besoin de spéculer sur cette question, puisque nous tous, haïtiens, avons au fond de nous la réponse car ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse, ce n'est pas la vieillesse qui rend capable de juger. Ce sont au contraire L'ÉDUCATION et LES EXPERIENCES. Les deux seules vérités pour le redressement d'Haïti vers l'autre Haïti possible sont notre UNITE et notre IMAGINATION: La nécessité de la participation de tous à la vie en société dans toutes ses dimensions, le caractère indispensable d'une concertation permanente et structurée entre tous les secteurs, le fait de rendre plus fertile que jamais notre imagination afin de transformer la Cité en une Cité des Créateurs, voilà, chers concitoyens, la leçon que nous devons retenir de ces vingt-trois ans passés.
Merci et n'oubliez jamais: